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BLESSEE D'UN COUP DE CANON... AUX CAPUCINS, A BREST

Publié le par Sean O'Reil

Faire attention en traversant la cour de la Préfecture maritime...
Faire attention en traversant la cour de la Préfecture maritime...
Une petite histoire dans l’HISTOIRE… ou Les malheurs de Marie Guillemette Bouroullec (1779).
Lettre d’ [Antoine de] Sartine [1729-1801], secrétaire d’Etat à la Marine [1774-1780] adressée à Arnaud de la Porte [1737-1792], intendant de la Marine du port de Brest, datée de Marly le 1er mai 1779

« J’ai reçu, Monsieur, la lettre que vous m’avez écrite le 26 du mois passé, pour m’informer que le 15 février dernier pendant le tems de l’école des apprentifs-canonniers, la n[omm]ée Marie Guillemette Bouroulec eut l’imprudence de traverser le terrain de la butte et fut frappée d’un boulet de canon à l’épaule, et que suivant le certificat du chirurgien qui l’a saignée (sic), elle restera estropiée de manière à ne pouvoir gagner sa vie. D’après ce que vous m’avez marqué de la misère où cette fille est réduite, j’ai bien voulu lui accorder sur le fonds des Invalides la pension de cent sols par mois que vous demandez pour elle (...) SARTINE »

Source : Service historique de la défense, département Marine, Brest, Correspondance arrivée, 1E 201, 1779, p. 359.

Marie-Guillemette Bouroullec est née à Brest le 11 février 1754, au sein d'une famille nombreuse,(baptisée le même jour Psse Saint-Sauveur), fille de Guillaume Bouroullec (+1786) et de Marie-Françoise Berthomeau (AMB, GG374, reg. par. Saint-Sauveur, BMS, 1754, 10r). L’accident est probablement survenu aux Capucins où les apprentis-canonniers casernaient et s’exerçaient au tir ; ou à proximité, sur les hauteurs de Bordenave qui seront arasées au XIXe siècle.

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