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BREST, HISTOIRES D'EPAVES...

Publié le par Sean O'Reil

DE L’ANSE SAUPIN AU « CAPTAIN TSAREV»

Depuis près de huit ans à Brest (2008-2016) le vraquier panaméen « Captain Tsarev » est devenu le symbole du « navire poubelle » type. C’est l’une des figures du port, au même titre qu’ « Abeille Bourbon » ou « La Recouvrance ». D’ailleurs les touristes ne s’y trompent pas et l’on peut le constater tous les jours… Entre deux photos de nos magnifiques « porte-drapeaux » brestois … l’appareil photo de nos touristes en goguette zoome discrètement au-delà… vers le 5e bassin où trône notre « Captain Tsarev » avec ses inscriptions engageantes valant toutes les campagnes de promotion de l’Office du tourisme : « Poubelle ! … Que comptez-vous en faire ?... 0€ ». Et quitte à en rajouter une couche… c’est aussi l’une des premières découvertes de nos amis croisiéristes américains et allemands qui abordent Brest par la mer. Quel chic !

Vous me direz, on pourrait le loger dans les tréfonds de la base navale, du côté de la base sous-marine. Cela s’est déjà fait. Mais enfin, chacun sa m... ; d’autant que la Royale a commencé à faire son grand ménage. L’un de ses pourrissoirs "historiques" - en aval du Salou s’entend – au niveau des postes 7 à 10, se vide. Il est vrai qu’il est dorénavant à pleine vue des Capucins et du premier téléphérique urbain de France. Ici aussi ce serait pas top, question image de la ville.

Pour en revenir au « Captain Tsarev ». Huit ans à l’échelle de l’Histoire brestoise c’est bien peu. Petit clin d’œil et amorce d’histoire marseillaise : En 1817, les plus hautes autorités de la marine royale s’inquiétèrent de la présence en Penfeld de deux carcasses de navires échouées à l’anse Saupin, depuis 23 ans ! Il s’agissait du brick La « Joséphine » de Marseille et de la « Parfaite Union » abandonnés par leurs propriétaires ; lesquelles épaves avaient fait partie, en l’an II (1794), du fameux convoi de 170 navires du contre-amiral Van Stabel qui ramenait à d’Amérique à Brest les farines qui sauvèrent la Révolution de la famine.

Une carcasse marseillaise qui obstrue l’entrée de l’anse Saupin, bien avant son comblement, ça vaut son pesant de sardines.

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