Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

FEMMES ET NOMS DE RUE DE BREST...

Publié le par François OLIER

La rive droite célèbre les femmes…

« Elles mériteraient bien un nom de rue à Brest ».

 

Ce petit billet pour apporter ma pierre à la réflexion commune. Je crois en effet, comme beaucoup, qu’il est temps que nos belles – et moins belles - rues de Brest reçoivent des noms de femmes et plus particulièrement de brestoises.

En attendant que mûrisse la « moultitude » de candidatures féminines contemporaines, plus variées les unes que les autres (politiques, militaires, féministes, associatives, syndicales, etc.), il nous faut, pour passer le cap de la Nouvelle Renaissance – traduire « 1981 » - trouver quelques noms de femmes oubliées dans notre passé brestois. Rassurez-vous il en reste !

Ce gisement de noms oubliés m’a été indirectement signalé lors d’un récent débat à l’U.B.O. par un ethnologue intervenant es-qualité sur le patrimoine de la ville. A l’occasion d’un « question/réponse » sur la place de la femme dans l’arsenal , une réponse fut apportée : l’arsenal était un monde d’hommes où les femmes se comptaient sur les doigts d’une main, voire qu’elles n’y avaient leur place que depuis les années mille neuf cent soixante ! Fermez le ban et circulez !

Et bien moi, j’affirme que l’on trouve dans l’histoire de la marine à Brest un gisement de centaines de femmes employées, voire « entretenues » sur le budget de la Marine, tout au long des siècles (depuis 1680 pour le moins…) et dont le souvenir mériterait d’être porté à la connaissance de tous les Brestois.

Réponse dans un prochain billet… A vos commentaires !

Ma proposition de réponse :

Ces centaines de « brestoises» inconnues, pour le plus grand nombre, de toutes "origines" et de tous les "genres" :

  • les centaines de religieuses qui furent employées et « entretenues » à Brest par les marines royale, républicaine, impériale puis « nationale », de 1684 à 1903. Parmi ces sœurs hospitalières des dizaines de titulaires de titres honorifiques pour leurs services aux marins et aux Brestois durant les guerres et les épidémies. Petit clin d’œil : la dernière supérieure des filles de la Sagesse, la sœur Saint-Agnès des Anges, expulsée de l’hôpital de la marine le 20 novembre 1903, était chevalier de la Légion d’honneur…
  • les « pénitentes » - traduire "prostituées" - du refuge de la Madeleine qui travaillaient à Pontaniou au profit de la marine, pour payer leur hébergement et leur nourriture (employées au brossage de l’étoupe, travaillant sur les métiers à tisser, dès 1684, etc.). Ces femmes ne peuvent être gommées de la geste ouvrière brestoise, tant mise en exergue de nos jours. Quelques noms sont restés dans les annales du port, comme celui de la « belle Tamisier » qui mit le feu en 1782 au « Refuge ». Cette première « anar » brestoise, qui y a laissé la vie, mériterait bien qu’on lui réserve une rue ou une impasse, à proximité des Capucins…

Commenter cet article

Urgo 24/04/2017 19:04

A ma connaissance, il y a quelques rues de Brest qui portent notamment le nom d'héroïnes de la Résistance. Par contre, il y a une certaine "rue Madame" dans le quartier de Kéroudot, dont j'aimerai connaitre l'origine. C'est une rue piétonne en pente, bordée de petites maisons d'un côté, et de jardins de l'autre. Elle fait la jonction entre la rue de Kéroudot et la rue de Kerraros.