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FUTURS "NAVALAIS" A L'AMENDE...

Publié le par François OLIER

ou de la manière de taxer les élèves retardataires de l'école annexe de médecine navale de Brest, à l'appel du matin.

Les élèves de l'école annexe de médecine de Brest (cycle 1935-1936) autour du médecin général Cras (gauche) et du médecin en chef Hamet (droite)

Je vous propose une histoire brestoise, extraite du livre de Fernand Merle (Promotion Bordeaux 1929), Un voyage au long cours. Les aventures d'un médecin outre-mer (Albin-Michel, 1984). Le docteur Merle nous a laissé dans son chapitre premier intitulé "La voix des sirènes" une description de ses années de jeunesse à Brest, dont une belle galerie de personnages qu'il a pu côtoyer avant guerre. Il nous présente également ses balades à l'hôpital maritime et la découverte de son jardin botanique et de son musée, dont la salle d'entomologie, le passionna très jeune. Mais cela nous éloigne de la petite histoire que je vous propose (pp. 13-14) : 

"(...) Je retrouve Brest, l'école annexe de médecine navale, l'hôpital maritime, son muséum, et son jardin botanique.

La rue de la Mairie est toujours bien longue à parcourir. Un soupçon de discipline bon enfant nous accueille. Chaque matin, à 8 heures, un sous-officier (sic) de la marine fait l'appel des quelque cent étudiants à l'entrée de l'hôpital maritime. Mais il manque de fantaisie et commence toujours par la lettre A. Pauvre Arzel... [Il s'agit probablement de François Arzel (Bordeaux, 1930)]. On le voit courir sur le trottoir, il n'est plus qu'à cinquante mètres, il n'est plus qu'à vingt mètres... trop tard ! "Monsieur Arzel, dit le premier maître avec son accent brestois, vous me donnerez deux francs pour la caisse des naufragés bretons !" C'est devenu une rengaine."

Le carnet de "séjours coloniaux" d'un brestois à re-découvrir...

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